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Toshio Bando
(1895 - Tokushima au Japon - 1973 Paris)

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Toshio Bando
Huile sur toile
Vase de roses sur une table

Toshio Bando -
aquarelle
Le Pont de l'Alma

Biographie rédigée par Helen Szaday Mori sur le Site officiel de Toshio Bando


De son vrai prénom Tamotsu, Bandô est né le 16 juillet 1895 à Tokushima au Japon. Il n'a que sept ans à la mort de sa mère. Affecté par cette perte, il demeurera le reste de sa vie nostalgique du lien maternel et cela apparaîtra dans plusieurs de ses portraits féminins. Son père Yasutarô, cadre dans une compagnie de transports maritime d'Osaka, a toujours joui d'une bonne position financière et l'a soutenu sans conditions.


En 1913, il part à Tokyo pour étudier auprès du maître Fujishima Takeji qui a travaillé en France et en Italie, à l'institut Kawabata de Recherches sur la peinture.


Après quelques succès dans les expositions japonaises (Bunten, Teiten), il pique la curiosité des jurys par sa maîtrise technique qui évoque Cézanne, mais qui ne montre pas encore sa personnalité qui éclatera en France. Bandô écrit alors dans son journal intime : "je doute de parvenir à m'exprimer vraiment comme je le désire. De quelle façon pourrais-je refléter sur la toile mon propre désir de pureté ? " Ce sentiment de doute de soi, mais aussi le désir d'aller jusqu'au bout de ses possibilités créatives ne le quitteront pas toute sa vie durant.


Encore au Japon, Bandô a suivi avec passion les mouvements artistiques français à travers les revues de l'époque, comme Shirakaba (le bouleau blanc), une importante revue spécialisée dans tous les mouvements d'avant-garde : d'abord le postimpressionnisme, le fauvisme puis le cubisme.


Il est fort probable qu'il a vu en 1921, à Tokyo, l'exposition des tableaux choisis par Paul Claudel, qui venait d'arriver au Japon comme ambassadeur de France, et s'intéressait de près à la peinture japonaise sous toutes ses formes, le nihonga tout comme le yôga, mouvements de peinture, l'un traditionnel, l'autre de tendance européenne.


Il arrive à Paris en juin 1922 et rencontre immédiatement Foujita. La même année, celui-ci déjà célèbre en France et très à l'aise dans le milieu artistique et mondain, est élu membre du jury du salon d'Automne. Jusqu'en 1924, ils passent beaucoup de temps ensemble ; ils partagent ateliers et maisons.


Dans ce milieu, Foujita se comporte comme un sensei (maître) vis-à-vis des jeunes peintres japonais, contents ainsi de ne pas avoir à fréquenter les académies. Par l'intermédiaire de Foujita, il est aussi ami de Ryûichi Suzuki, de Rôkà (Luc) Hasbgawwa, de Sei Koyanagi, de Shikanosuke Ebihara, et certains d'entre eux seront reconnus une fois rentrés au Japon. Le succès déjà établi de Foujita ne donnait que plus d'importance à leur relation.


Bandô, homme timide et sans cesse entre deux déménagements, était peu habitué à la vie de groupe. Ce manque d'attaches durables se retrouve dans la peinture de ces grands espaces où de petits êtres et animaux tentent de vivre. Il est cependant indéniable que Bandô a reçu et appris beaucoup auprès de Foujita. Ainsi c'est par son entremise qu'il connut Kiki dont quelques belles lettres et photos figurent dans ses collections. Et c'est elle qui semble l'avoir présenté à Man Ray.


Bandô, malgré tout, était très troublé que les critiques français rapprochent sans arrêt son art de celui de Foujita. Ceux-ci souvent peu connaisseurs de l'art japonais tombaient sans cesse dans la comparaison facile parce qu'ils manquaient de critères et de bases pour bien apprécier les différences, certaines et profondes, entre Foujita et "son école".


C'est certainement une des raisons pour lesquelles Bandô a quitté Montparnasse en 1924 pour Pierrefitte, malgré l'attachement profond qu'il avait pour Foujita. Il fut repéré et aidé par Jeanne Léger Mongeot qui reconnu son talent et c'est à ce moment, en 1924, que le critique André Warnod découvre cette personnalité, si différente de celle de Foujita, où l'exactitude précieuse est animée de vie : "Nous ne cherchons pas ici à établir une comparaison entre Bandô et Foujita; mais il paraît que Bandô peut faire gravir un second palier à l'art européano-japonais. Bandô a un tempérament de peintre et c'est en peintre plus qu'en dessinateur qu'il s'exprime. Il n'a pas la race de Foujita mais il s'est attaché aux modelés. Il cherche à pénétrer la science des volumes, il s'essaie à construire sur trois dimensions et il y parvient. "


Peignant aussi, presque à l'européenne, il ne perd pourtant rien des caractères de sa race. Bandô possède le don de la terrible exactitude, l'habilité de donner l'illusion parfaite de la matière qu'il peint que ce soit la paille d'un chapeau, la laine d'une pèlerine ou la dureté froide d'une porcelaine." Les coupures de presse de 1922 à 1932 montrent que les critiques dans le monde entier (France, Allemagne, Belgique, Italie, Etats-Unis) le reconnaissent rapidement comme un peintre important.


Cependant, il est intéressant de noter que plusieurs critiques le considèrent simplement comme l'émule de Foujita ou comme membre de 'l'école" de Foujita alors que d'autres, notamment Gustave Kahn et Louis Léon Martin, reconnaissent en lui un vrai talent de peintre portraitiste, paysagiste, pastelliste et de nature morte, s'exprimant avec une minutie parfois angoissée, mais toujours vivante.


Quand, après Foujita et Koyanagi, Bandô obtient un contrat avec la Galerie Chéron de 1924 à la mort du galeriste en 1931, il se vend bien, mais cela ne suffit pas à le rendre heureux, et ses oeuvres de cette époque, tout en gardant le "caractère Bandô", expriment une grande solitude. Alors obligé de gagner sa vie à la mort de son père, Bandô rejoint à nouveau le milieu artistique.


Avec la naissance de sa fille Kimie en 1944, il assume son rôle de "père au foyer". L'éducation artistique de son enfant lui procure une grande joie, même si cela le laissa loin de la vie artistique parisienne. On voit cependant dans de magnifiques autoportraits avec Kin-de une étonnante exactitude, profondément psychologique, qui évoque celle du peintre Kishida Ryûsei qui lui n'a pourtant jamais fait le voyage d'Europe.


Entre 1951 et 1957, Kimie réalise six expositions personnelles, dont une avec son père. Bandô travaille beaucoup mais ne se lie pas avec une galerie. Sa santé est fragile, l'activité de son épouse ne lui laisse pas besoin de vendre ses oeuvres. Il expose de moins en moins.


Il meurt en 1973 à la suite d'une chute dans l'escalier de sa maison. Il repose auprès de son épouse qui le rejoignit en 1994 au cimetière du Père Lachaise

                                                                                                                  Helen Szaday Mori




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