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CONTES DU LUNDI

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CONTES DU LUNDI. Recueil de contes de l'écrivain français Alphonse Daudet (1840-1897) paru en 1873 et qui, sans faire oublier les Lettres de mon moulin (*), fit autant pour la gloire de l'auteur que l'ensemble de ses
romans. Ce recueil comprend-une quarantaine de contes, lesquels évoquent, pour la plupart, la courte et terrible guerre de 1870 : l'Invasion, le Siège de Paris et la Commune. Rien que des choses vues, en quelque sorte. Moins réaliste   qu'impressionniste,   Daudet   se complaît aux petits tableaux. Nul n'a su comme lui enfermer en quelques pages telle situation poignante, fâcheuse ou simplement cocasse. Il excelle à mettre en saillie le côté faible des humains. Il se garde, toutefois, de juger : son goût pour la vérité, sa compassion, sa fantaisie lui interdisent tout comportement de ce genre. Dans ce domaine, Daudet demeure inimitable. Est-il récit plus émouvant que « La Dernière classe » ? Quelque part, en Alsace, par suite de la débâcle, un vieux maître d'école s'est vu retirer le droit d'enseigner le français. Il se résigne, mais ce calme n'est point couardise.
Dans l'ultime leçon qu'il fait à ses élèves, il dira donc son attachement à la France malheureuse. Et jamais, sans doute, parole d'homme n'eut plus de chaleur que celle-là, puisqu'à l'espérance elle allie toute la dignité
d'un cœur pur jusqu'à l'exhaustion. Dans « Les Mères », Daudet retrace un très humble épisode du Siège de Paris : ayant par miracle obtenu un permis du gouverneur, quelque bonne vieille et son époux vont rendre visite à leur fils au Mont-Valérien. Ils n'ont plus vu ce dernier de plusieurs mois. Aussi se sont-ils promis de casser la croûte avec lui. Hélas, une sonnerie de clairon viendra tout détruire : le garçon doit, en effet, monter la garde en haut du fort. En sorte qu'ils auront à peine le temps de l'embrasser. « L'Enfant espion », c'est l'histoire de ce garçonnet qu'une mauvaise fréquentation a conduit à livrer aux Prussiens quelque groupe de francs-tireurs. Trahi par l'argent dont il est porteur, le gosse est contraint aussitôt de tout avouer à son père.
Ce dernier décroche alors son fusil, et s'enrôle dans les mobiles pour rendre aux assiégeants la monnaie que le petit misérable se trouve avoir reçu d'eux pour prix de sa félonie. Dans « Le Turco de la Commune », l'auteur nous introduit au cœur de l'Insurrection : un brave petit timbalier, du nom de Wadour, défend comme un lion quelque barricade de ceux qu'en sa candeur naïve il croit être des Prussiens. Cette tragique méprise lui coûtera
la vie. Pris et fusillé sur-le-champ, il meurt, le sourire aux lèvres, sans avoir rien compris.De tous ces contes, voici sans doute le plus terrible, « La Partie de billard ». Un chef d'état-major laisse toute son armée se morfondre dans la boue. Histoire d'achever la partie de billard qu'il dispute allègrement avec un de ses subordonnés. Quand, vainqueur de l'épreuve, il donne enfin les ordres qu'on réclame depuis longtemps, il constate qu'il est trop tard : toutes ses troupes sont en pleine déroute. Dans « La Défense de Tarascon », Daudet tempère, par bonheur, la noirceur de tous ces récits : « Gardez-vous de croire que Tarascon n'ait rien fait pendant la guerre... » Orphéons et cavalcades, sans oublier les francs-tireurs du brave général Bravida, tout concourt à nous donner une image des plus suggestives de la défense du Midi. Entendez qu'on ne fait rien du tout. Et cela nous vaut un morceau d'une irrésistible drôlerie. À ces vingt-six contes inspirés de la chute de
l'Empire viennent s'en ajouter une quinzaine, lesquels sont groupés sous ce titre « Caprices et Souvenirs ». Bornons-nous à rappeler « Un soir de première », « Arthur » et « Le Dernier livre », sans oublier ce véritable petit chef-d'œuvre qui s'intitule « Le pape est mon ».Ces contes à fond d'histoire sont vraiment de bonne sorte, comme on eût dit autrefois.Daudet semble les avoir écrits au fil de la plume. À croire qu'ils se sont faits tout seuls. Exemple : « Un siège ! C'est si amusant pour les gamins ! Des vacances tout le temps et la rue comme un champ de foire... » Naturel,fraîcheur et simplicité : Daudet apporte dans son style la sève des conteurs provençaux. On aime, par ailleurs, qu'à tant de pathétique il ait joint un tel sentiment de la discrétion. Voilà
sans doute ce qui explique l'attrait que les Contes du lundi ont toujours sur bon nombre de lecteurs.

Cit. Le nouveau dictionnaire des Œuvres de Lafont-Bompiani P1436-1437 Robert Laffont 1994


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